Pop Corn

  • Autor: Vários
  • Narrador: Vários
  • Editora: Podcast
  • Duração: 32:42:46
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Informações:

Sinopse

Chaque semaine, Nova fait le tri pour vous dans les sorties en salles.  Sil ny a quun seul film à voir, cest celui-là.

Episódios

  • BLUE JEAN de Georgia Oakley

    19/04/2023 Duração: 02min

    On ne rappellera jamais assez à quel point le cinéma anglais sait être un formidable porte-voix du social, métamorphoser des chroniques de vie ordinaire en piqûre de rappel politique. Ainsi de Blue Jean, le premier long métrage de Georgia Oakley, ramenant à l'ère Thatcher. En 1988, Miss Maggie s'apprête à faire voter la section 28, une loi interdisant la promotion publique de l'homosexualité. De quoi renforcer la volonté de Jean, une prof de sport, de dissimuler qu'elle est lesbienne. Manque de bol, une des ses élèves en pleine découverte de sa sexualité, va la croiser dans un bar gay, entrainant un cas de conscience chez l'enseignante : continuer à tout mettre sous le tapis ou devenir un modèle pour l'adolescente en faisant son coming out ?Blue Jean va à rebours de la plupart des films LGBTQ en se focalisant sur ce choix à faire qui va tarauder Jean, jusqu'à la faire paniquer à l'idée de sortir de la routine d'une vie sociale mise littéralement au placard, de ne plus devoir faire profil bas pour enfin protes

  • LA DERNIERE REINE de Damien Ounouri et Adila Bendimerad

    18/04/2023 Duração: 20min

    La dernière reine est une première fois. En revenant sur l'histoire de Zaphira, une monarque qui aurait tenu tête au pirate Barberousse dans l'Alger de 1516, Damien Ounouri et Adila Bendimerad ne font pas que ressusciter un cinéma d'aventures populaires à l'ancienne, ils ouvrent une page de cinéma (et d'histoire) qui n'avait pas encore été écrite à l'écran, celle du récit national et médiéval de l'Algérie. Faisant s'embrasser péripéties épiques et regard intime sur les coulisses du pouvoir, La dernière reine, œuvre donc à donner corps (et âme) à une représentation culturelle qui manquait, raviver un imaginaire historique tout en racontant ses persistances dans le présent, via un regard contemporain sur les rapports homme-femme. Une gageure renforcée par une part de mystère autour de Zafira, reine dont on ne sait toujours pas si son existence a été réelle ou mythifiée, le tandem de réalisateurs y reviennent au micro de Nova.

  • LOUP & CHIEN de Claudia Varejao

    12/04/2023 Duração: 02min

    Le Portugal c'est aussi une île. Claudia Varejao y tient jusque dans le prologue de Loup & Chien, où il a clairement énoncé que c'est le meilleur type de territoire pour parler d'identités en construction. Donc celles d'Ana et Luis qui n'ont jamais quitté Sao Miguel, petit bout des Açores, endroit paradisiaque, mais perclus d'immuables traditions. Pas l'endroit rêvé donc pour épanouir ou assumer son homosexualité. Pour autant, Loup & Chien n'est pas une histoire de coming out. Varejao cherche plutôt à donner des couleurs à des zones grises, à un entre-deux dont il n'est jamais simple de se dépêtrer. Il est clairement question ici de cohabitation, entre les rituels et la modernité, les urgences de la jeunesse et un environnement en dehors du temps. Jusqu'à ce fond mi-docu renforcé par le passif de la réalisatrice et l'emploi d'acteurs non-professionnels réels habitants de l'île ou ce titre, référence à un poème du 16e siècle, mais révélateur des difficultés très actuelles d'être soi. Voire cette image

  • L’ETABLI de Matthias Gokalp

    05/04/2023 Duração: 03min

    Il y a parfois de drôles de coincidences, des résonnances inattendues qui prennent l'ampleur d'un coup de tocsin. Il n'aura échappé à personne que le pays est ces temps-ci à bout. A bout d'une cinquième république qui s'effrite, à bout d'un dialogue de sourds entre classes populaires qui ruminent leur colère et gouvernement qui s'enferme dans une idéologie libérale. Le ton et les barricades montant de concert, l'impression d'avoir été avalé par une machine à remonter le temps qui ramènerait vers la cocotte-minute de Mai 68 se cristallise. 68 c'est l'année ou Robert Linhart, un universitaire se fait engager comme OS dans une usine Citroën pour tenter de ranimer un feu révolutionnaire déjà en train de s'éteindre. Il en tirera dix ans plus tard un livre, L'établi, récit de cette expérience, qui deviendra un manuel du militantisme gauchiste. Dix ans, c'est plus moins le temps qu'il aura fallu à Matthias Gokalp pour en tirer un film. Et paradoxalement celui pour se faire rattraper par une époque où le rapport au t

  • MIKE DE LEON, PORTRAIT D’UN CINEASTE PHILIPPIN EN HUIT FILMS

    29/03/2023 Duração: 03min

    MIKE DE LEON : MADE IN PHILIPPINESUne rétrospective (en salles et en Blu-ray) révèle la carrière de Mike De Leon, figure du cinéma philippin, jusque-là passée sous les radars français. À tort quand il apparaît aussi brillant manieur de genres que chroniqueur social. Attention, découverte majeure.

  • DE GRANDES ESPERANCES de Sylvain Desclous

    22/03/2023 Duração: 02min

    Il faut avoir les épaules solides pour intituler un film De grandes espérances. Au minimum par la référence au classique éponyme de Dickens. Qui en apparence n'a pas grand-chose à voir avec le nouveau long métrage de Sylvain Desclous, sauf peut-être l'idée de suivre un transfuge de classe. En l'occurrence, une, Madeleine, fille de prolo qui prépare l'ENA, voire a quasiment déjà intégré sa sphère sociale en vivant avec un fils à papa. Un accident qui les implique va bousculer leurs ambitions. À partir d'un principe de thriller psychologique, De grandes espérances vire à une lecture de ce qu'une partie de la classe politique nomme le roman français. Soit une histoire collective, abordée au travers d'une militante qui devient peu Rastignac manipulatrice. Desclous tricotant habilement les ambiguïtés quand la noblesse des idéaux se dissout dans les règles pipées de la conquête du pouvoir. Celui politique, mais aussi celui de l'intime, quand De grandes espérances raconte aussi comment se fomentent les coups bas d'u

  • Le temple des oies sauvages, La bête élégante, Les femmes naissent deux fois de Yuzo Kawashima

    16/03/2023 Duração: 02min

    Allez savoir si c'est parce qu'il s'est fait aux antipodes, et a donc longtemps eu du mal à franchir les Océans qui nous en séparent, mais le cinéma japonais reste un terrain à débroussailler, un territoire à explorer, tant certains de ses cinéastes restent inconnus ici. Il y a deux ans, la découverte de l'œuvre de Kinuyo Tanaka réalisatrice faisait décrocher la mâchoire ; elle a tout pour rester déboitée par celle aujourd'hui de Yuzo Kawashima. À domicile, le corpus de celui qui fit la collure entre le cinéma classique des années 50 et la nouvelle vague locale la décennie suivante est adoubé de longue date. Ici, même au compte-gouttes, avec l'apparition en Blu-ray de trois films sur les quarante-sept qu'il a réalisé, cela reste une révélation sidérante. Ne serait-ce qu'en découvrant un réalisateur d'une phénoménale fluidité, franc-tireur capable de naviguer entre les divers grands studios japonais comme entre les registres, signant autant des mélos âpres que des comédies égrillardes.Un réalisateur prolifique

  • THE HOST de Bong Joon-Ho

    08/03/2023 Duração: 02min

    Depuis le triomphe, en 2020, de Parasite – entre une palme d'or et une palanquée d'Oscars, le grand public français connaît le nom de Bong Joon-Ho. Ça n'a pas toujours été le cas. À sa sortie en 2006, son troisième long métrage et l'un de ses films les plus ambitieux, The Host, s'est même pris une colossale taule en salles, dégageant très rapidement de nos écrans. Peut-être parce qu'ici, le spectateur lambda n'était pas encore prêt à un cinéma sud-coréen envoyant valdinguer les codes de récit classiques, capable comme ici de fusionner ceux du film de monstre, du film social et du récit d'apprentissage. Croiser les univers de Ken Loach et Godzilla était probablement encore un peu too much pour les regards occidentaux, ou donnait simplement un film pas simple à marketer, encore moins quand sous l'apparence d'un blockbuster se nichait un fond engagé. Dix-sept ans plus tard, la culture globalisée a mondialisé celle sud-coréenne, de l'appétit pour le Kimchi à celui pour la K-Pop. Un contexte bien plus favorable à

  • L’INCROYABLE ALLIGATOR de Lewis Teague

    01/03/2023 Duração: 03min

    À voir les sorties en salles cette semaine, il n'y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Une bestiole sacrément affamée va cependant sauver cette chronique tout en ramenant à une période de cinéma américain plus folle qu'on le pense. Il faut se souvenir des années 80 comme un nouvel âge d'or pour les séries B quand cette décennie aura aligné les films aux pitchs les plus saugrenus, exploitant les moindres tendances sociétales ou faits divers. Ainsi L'Incroyable alligator s'est inspiré d'une mode éphémère qui transforma les animaux exotiques en domestiques, voyant débarquer dans des foyers urbains des araignées, serpents et autres bébés crocodiles. La plupart finissant balancés vivants aux toilettes, une fois que les marmots ne les trouvaient plus si mignons que ça. Il en naquit une légende urbaine selon laquelle, un alligator aurait survécu dans les égouts de New York, pour y grandir et commencer à boulotter les chiens errants puis les humains. De quoi faire les affaires de producteurs mercantiles qui y

  • LAST DANCE de Coline Abert

    22/02/2023 Duração: 12min

    Des documentaires sur l'univers des drag queens, on commence à en avoir vu beaucoup, mais pas comme Last Dance. A travers le portrait de Vinsantos, figure de ce milieu à la Nouvelle-Orléans, Coline Abert fait celui d'une vision du monde aussi culturelle que philosophique. Et plus encore sensible quand Last dance fait tomber perruque et maquillages pour explorer une humanité dans ses doutes comme ses exaltations. Sa réalisatrice, Coline Abert revient sur la gestation de son film.

  • BERTRAND TAVERNIER, L’INTEGRALE OU PRESQUE.

    15/02/2023 Duração: 02min

    Il y a bientôt deux ans mourrait un ogre. Bertrand Tavernier était plus qu'un cinéaste, un homme de cinéma. Au sens le plus ontologique du terme, tant il se nourrissait intellectuellement, quasiment physiquement, de films. Quiconque l'a croisé se souvient encore de son flot débordant, de son savoir encyclopédique, de la passion qui l'animait, jusqu'à en être vital. Au point qu'il écrira cette phrase aussi forte que poignante : « l'amour du cinéma m'a permis de trouver une place dans l'existence ». Par effet retour, sa filmographie aura-t-elle existé pleinement auprès du grand public, pour alimenter une discussion au long cours, sur plus de quarante ans, de son premier long-métrage, L'horloger de Saint-paul (1974) au dernier, Voyage à travers le cinéma français (2016). Vingt-six échanges, souvent pour faire, à travers de nombreux registres, un état des lieux sociétal. La grande majorité ressort en salles cette semaine.Une manière de lui rendre la politesse par un même inventaire ?À voir ainsi rassemblés vingt-

  • LA TOUR de Guillaume Nicloux

    08/02/2023 Duração: 02min

    Certains cinéastes sont énigmatiques. C'est le cas de Guillaume Nicloux. Depuis trente ans, ils signe des films très singuliers, jonglant avec les registres, capable au-tant de revisiter les arcanes du film noir, du Poulpe à La clef, que d'inventer une autofiction à Michel Houellebecq, relire Diderot avec une adaptation de La religieuse ou Joseph Conrad avec Les confins du monde voire d'envoyer Monica Bellucci se faire transformer en ours dans Le concile de pierre. Autant de films éloignés les uns des autres sur la forme que rapprochés sur le fond quand ils psychanalysent les angoisses existentielles du genre humain. Le nouvel opus de Nicloux, La tour, reliant pleine-ment ces fils, en se rapprochant à la fois plus clairement d'un cinéma de genre, la sé-rie B fantastique et d'une étude des réflexes tribaux. Le pitch est aussi simple qu'effi-cace : une tour HLM se retrouve entourée d'une obscurité totale qui absorbe tout ce qui sort. Le fonds lui est dense quand il ne vise rien moins qu'à raconter comment pour

  • LA MONTAGNE de Thomas Salvador

    01/02/2023 Duração: 10min

    Thomas Salvador n’est pas qu’un cinéaste rare (deux longs-métrages en huit ans…), il fait aussi des films qui le sont. Ascension aussi existentielle que physique d’un type ordinaire qui va faire une rencontre extraordinaire lui permettant de se ressourcer, La Montagne gravit des sommets d’inventivité, de grâce mais aussi de douceur pour exprimer la saturation d’une marche du monde qui persiste à aller de traviole. Après des chaussures et une doudoune pour aller réellement tourner en altitude, Thomas Salvador et sa très belle science naturelle, est redescendu faire un tour au micro de Nova.En salles le 1er février.

  • AMORE MIO de Guillaume Gouix

    30/01/2023 Duração: 27min

    On connaissait Guillaume Gouix comme excellent acteur, ayant le don d'apporter des nuances à de nombreux personnages, dans des univers allant du polar à la chronique de mœurs. Il laissait transparaitre une sensibilité et un attrait pour la complexité humaine. Elle est encore plus présente dans son premier long-métrage de réalisateur. Amore Mio embarque deux sœurs dans un road-trip, à la fois fuite de la douleur d'un deuil et reconstruction de liens d'enfance effilochées par la vie. Il y a quelque chose d'humble et de bravache à la fois dans ce film en apparence petit mais immense d'empathie, autant porté par un fantastique duo d'actrices, Elodie Bouchez et Alyson Paradis que par une mise en scène ayant des envie de prendre l'air, d'envoyer bouler les codes. Les deux comédiennes et leur réalisateur sont au micro de Nova.En salles le 1er février

  • THE PAINTED BIRD de Vaclav Marhoul

    26/01/2023 Duração: 02min

    La guerre c'est dégueulasse mais ça fait des films stupéfiants. Du moins quand ils osent la regarder en face, ne pas flancher devant ses atrocités. Ceux-là se comptent sur les doigts d'une main. Un décompte qui se réduit quand comme The painted bird, certains ne se contentent pas d'aller au front. Le film de Vaclav Marhoul ne va d'ailleurs quasiment jamais sur le champ de bataille pour suivre un orphelin dans l'Europe de l'Est rurale. La seconde guerre mondiale reste une toile de fond pour cette odyssée façon Rémi sans famille, en plus cruel. Le gamin n'a pas de nom, n'est que le témoin d'une humanité retournée à son animalité. De rencontre en rencontre, sa découverte du monde adulte ne sera que douleurs et sévices. En dépit d'une brutalité au bord du sadisme, même quand il est excessif, The painted bird s'élève pourtant au-dessus de la complaisance. Entre autres par des ambiguïtés, lorsque les personnes les plus rudes avec ce môme sont celles généralement dépeintes comme des victimes de conflit ou à l'invers

  • ASHKAL de Youssef Chebbi

    24/01/2023 Duração: 02min

    En décembre 2010, Mohammed Bouazzini, un vendeur ambulant de fruits et légumes s'immolait devant la préfecture de Sidi Bouzid en Tunisie pour protester contre ses conditions de vie. Un suicide qui allait embraser le pays et au-delà pour devenir l'étincelles fondatrices du Printemps arabe. Treize ans plus tard, Ashkal, s'en fait l'écho tout en voulant faire le point sur la refondation sociale de la Tunisie depuis le départ de Ben Ali du pouvoir. Le film de Youssef Chebbi suit l'enquête de deux flics, un vétéran soupçonné d'avoir été corrompu et une jeune recrue idéaliste sur un cas étrange : un corps calciné a été retrouvé dans le chantier d'un authentique programme immobilier de résidences pour la haute bourgeoisie, commandité sous Ben Ali puis abandonné. D'autres suivront. Sont-ils des témoins gênants pour une police qui essaie de faire oublier des méthodes peu glorieuses via une commission Vérité et réhabilitation ou une résurgence surnaturelle des espoirs brisés de la population ? Entre film noir et fantas

  • YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS de Baya Kasmi

    18/01/2023 Duração: 03min

    Il faudra peut-être finir par se pencher sur l'un des traits de caractère les plus ancrés de la comédie à la française, cette inclinaison pour les sujets de société, ce besoin de partir du réel pour faire rire. Ailleurs il y a des Ken Loach, des Ashgar Farhadi et d'autres qui racontent les failles du modèle social en prenant le parti pris de drame domestique, ici on chronique depuis des décennies l'époque en cours par la poilade. Le panorama est large, de l'orfèvrerie d'un Francis Veber ou d'un Pierre Salvadori à la bienveillance bon enfant d'un Dany Boon, mais il existe à l'intérieur de cette sphère, une bulle plus particulière, où l'humour se teinte de politique. Parfois en bottant en touche – on va pas dire que les Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? Énorme carton de ces dernières années revendiquent pleinement, sauf par la présence de Christian Clavier, d'être des comédies de droite - mais aussi en l'assumant pleinement. Ainsi de Baya Kasmi et Michel Leclerc, ne cachant pas faire un cinéma de gauche. Par

  • DE HUMANI CORPORIS FABRICA de Véréna Paravel et Lucien Castaing Taylor

    11/01/2023 Duração: 04min

    La réforme des retraites à venir a relancé pas mal de sujets . Notamment celui de la pénibilité des emplois, donc du rapport au corps. Par extension, on pourrait rapidement en arriver à une autre crise en cours, celle de l'hôpital public, ou d'autres comme celle du paraître sur les réseaux sociaux ou les violences sexistes. Il ne faut pas creuser bien loin pour constater que le corps humain reste le pilier névralgique de nos sociétés. Pour autant, à l'ère de la dématérialisation généralisée il est de moins en moins au centre des débats. Les documentaristes Véréna Paravel et Lucien Castaing-Taylor opèrent une piqure de rappel avec De humani corporis fabrica, film regardant plus qu'à la loupe le corps, en s'y insérant littéralement, via des caméras chirurgicales immergeant à l'intérieur même des chairs. Ça ne se fait pas sans mal quand les images aussi inédites soient-elles au cinéma, de ce cours d'anatomie in vivo touchent forcément à un tabou contemporain en rappelant que nous sommes avant tous des agrégats d

  • EVERYTHING EVERYWHERE ALL AT ONCE des Daniels

    04/01/2023 Duração: 03min

    Ca y'est, c'est bon on en a fini avec 2022. Y compris du côté du cinéma ? Peut-être pas tout à fait. Si les chiffres officiels de fréquentations des salles françaises sont tombés via un rapport du CNC clôturant les comptes, il reste malgré tout des films sortis l'an dernier à rattraper ou à remettre en avant. Ce que permet l'avènement de la vidéo, leur offrant plusieurs vies. Ce qui tombe fort à propos pour Everything everywhere, all at once, opus délirant au minimum parce qu'il dote justement son personnage principal de vies aussi multiples que simultanées. Ça à l'air compliqué, comme ça, mais le film de Daniel Kwan et Daniel Scheinert, fusionnés sous le pseudonyme des Daniels est finalement très ancré dans son époque en incarnant pleinement le concept très tendance de multivers. Soit donc Evelyn, la patronne d'une laverie, qui alors qui en plus d'une crise familiale, d'un mari qui veut divorcer à un père qui lui reproche d'être une émigrante et d'un contrôle fiscal qui pourrait la mettre sur la paille, appr

  • GODLAND d’Hylnur Palmason

    20/12/2022 Duração: 02min

    Le cinéma c'est forcément une histoire de foi. Dans les images comme dans les récits. Certains cinéastes en font des territoires sauvages à traverser. Parfois littéralement, comme dans Godland. Un tout jeune prêtre danois doit y parcourir l'Islande, pour aller construire et prêcher dans la nouvelle église d'un village. Sur une carte, le danemark et l'Islande ne sont pas si éloignés que ça, mais le film d'Hylnur Palmason affirme qu'au XIXe siècle tout les séparait,et qu'il faut en passer par un chemin de croix pour les joindre. Une scission qui s'affiche dès l'apparition du titre à l'écran, précisé en danois et en islandais. Et se confirme, avec un scénario en deux temps. D'abord le parcours du prêtre à travers une nature aussi splendide qu'hostile, puis son intégration dans une paroisse qui ne veut pas de lui. Il faut dire que Godland revient sur cette période où l'Islande n'était qu'une colonie danoise, que le royaume entendait bien évangéliser. Palmason compte bien lui porter une autre bonne parole, celle d

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