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Sinopse
Chaque semaine, Nova fait le tri pour vous dans les sorties en salles. Sil ny a quun seul film à voir, cest celui-là.
Episódios
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“Incroyable mais vrai" : la nouvelle visite de la Maison Dupieux ouvre sur des pièces plus secrètes que prévues.
15/06/2022 Duração: 03minLa faute à des pitchs improbables côtoyant le surréalisme (on parle quand même d'un gars qui avait inventé un pneu serial killer pour Rubber ou une mouche géante à domestiquer dans Mandibules) ou à des situations tellement énormes que les révéler tiendrait du méga-spoiler. Alors qu'est ce qu'on peut dire d'Incroyable mais vrai ? D'abord le minimum sur son postulat, autour du secret que contient une pièce d'une maison fraîchement achetée par un couple de quadras banal.Mais surtout lever le véritable lièvre qui se planque ici. A savoir qu'Incroyable mais vrai est sans doute le plus accessible, le plus lisible des films de Dupieux, tout en ne désertant pas son univers usuel. C'est même probablement celui qui allie le mieux ses deux versants habituels : l'absurde d'intrigues qui font basculer le naturalisme dans une autre dimension et une constante plus souterraine autour des névroses des personnages.Plus troublant, Incroyable mais vrai amène à penser que Dupieux baratine quand il déclarait qu'«Il n'y a rien de p
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“Le pacte des loups” : On fera un petit tour en arrière du côté de la dernière tentative de blockbuster à la française avec la ressortie du “Pacte des loups”.
08/06/2022 Duração: 04minEn 2001 sortait un cas des plus singuliers. Le pacte des loups s'essayait à la fois à renouer avec une tradition du film d'aventures à la française, tel qu'il s'en était produit entre les années 50 et 70, tout en y incorporant les codes d'une contre-culture, des mangas au jeu vidéo qui s'était imposée ensuite. Toute la cinéphilie de Christophe Gans, à la fois spectateur aussi érudit que boulimique et gardien du temple d'un cinéma populaire, de Bruce Lee aux giallos en passant par les films d'épouvante, mais longtemps méprisé par l'intelligentsia critique, nourrissait un projet hors norme. Surtout dans ce début d'années 2000 ou la production française stérilisée par le formatage des chaînes de télévision, devenues ses principaux financiers, pensait le cinéma de genre sous l'égide d'une économie au rabais, de série B. Le pacte des loups faisait office d'inattendu prototype en voulant renouer avec le réservoir à histoire d'un folklore local, en partant de la légende de La bête du Gévaudan tout en l'adaptant à la
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"Salo ou les 120 Journées de Sodome" de Pier Paolo Pasolini
01/06/2022 Duração: 04minIl arrive, comme à n'importe quel critique de cinéma, qu'on me demande quel film il faudrait absolument avoir vu dans sa vie. J'ai toujours eu du mal à répondre à cette question. Pas tant parce que la réponse ne peut être que subjective, donc pas forcément satisfaisante, mais surtout parce qu'à mon sens, LE film qui y répond le mieux est à la fois fondamental et le plus perturbant que je connaisse, par son sens du nihilisme le plus absolu. Salo ou les 120 journées de Sodome, puisqu'il s'agit de lui, est clairement l'un des rares cas de film qui fait totalement désespérer de l'humanité. Mais en cela, il remplit totalement l'objectif de Pier Paolo Pasolini : son évocation de la république de Salo, État autoproclamé par Mussolini pendant la seconde guerre mondiale, est l'avertissement le plus probant, le plus efficace contre le fascisme. Pasolini revisite cette république fantoche en y incorporant un des textes les plus connus du Marquis de Sade. Quatre notables y séquestrent 9 jeunes hommes et 9 jeunes femmes q
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Cannes 2022 : prolongations du match
30/05/2022 Duração: 03minComme le dirait Jean-Louis Aubert « Voilà, c'est fini ». Le festival de Cannes 2022 s'est terminé comme de coutume avec son palmarès. Est-ce qu'on en a terminé pour autant avec cette 75e édition ? Pas si sûr. Il va même falloir la digérer au-delà d'une remise de prix qui, à l'inverse d'une compétition globalement perçue, du moins par la presse, comme très moyenne, aura réservé son lot de surprises. À commencer par le discours amusé mais en demi-teinte de Vincent Lindon, président du jury réclamant un nouveau mandat tout en indiquant clairement que sa voix n'avait pas pesé plus que les autres ou que chaque décision avait été prise à « grande majorité », donc sous-entendu sans unanimité. Peut-être fallait-il lire entre les lignes qu'il voulait refaire le match. Pendant que les supporters anglais de Liverpool/Madrid se faisaient gazer devant les grilles du Stade de France, l'énonciation des prix aura pourtant donné l'impression d'un tirage au sort, que ce soit au vu du nombre de films (près de la moitié de la co
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Cannes 2022 : D(h)ont acte
30/05/2022 Duração: 03minOn le savait, mais on se fait toujours avoir, Thierry Frémaux est facétieux. Chaque année, le délégué général et sélectionneur en chef du festival de Cannes garde sous le coude des cartouches pour la fin de l'édition. Ainsi, alors que la tendance globale du côté de la presse est plutôt morose, pas vraiment emballée par une compétition estimée terne ; depuis jeudi dernier, une salve forte est lancée pour les derniers jours du festival. Ce tous azimuths : vous cherchiez des films qui allaient enfin nourrir des batailles critiques ne pouvant départager laudateurs criant au génie et détracteurs hurlant à la purge ? Stars at noon et Pacifiction les nouveaux films de Claire Denis et d'Albert Serra s'en chargent, avec deux œuvres particulièrement divisives. Elles ont pas mal de choses en commun. À commencer par allier moiteur et fond politique, Denis en plongeant une journaliste américaine dans un Nicaragua infesté de barbouzes et trafic d'influence, Serra en suivant un haut-commissaire français à Tahiti sous menace
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Cannes 2022: en vitesse de croisière
25/05/2022 Duração: 03minComment ça se passe à Cannes au bout d'une semaine de festival ? Allez savoir si c'est la fatigue usuelle ou si c'est une sensation plus globale, mais disons qu'à ce stade on ne parlera pas de ventre mou, mais de mou tout court. Rien qui ne ressorte vraiment du côté d'une sélection toutes sections confondues aux airs de mer d'huile. Notamment une compétition qui ne fait pas de vagues pour le moment. Pas de clair enthousiasme, ni de broncas. Si on a bien vu passer des stars, Tom Cruise en tête, du côté des étoiles décernées dans les divers tableaux des revues professionnelles, c'est le calme plat, à peine si “Frère et sœur”, le film d'Arnaud Despleschin s'est fait un peu chahuter en séances de presse. Le seul bruit à s'être fait entendre ont été des éclats de rire pendant la partie centrale de “Triangle of sadness”, dézinguage en règle du capitalisme par Ruben Östlund, palmedorisé en 2017 avec “The Square”. Mais ce sursaut s'étouffe dans le reste d'une satire qui s'étire de trop sur 2h30 particulièrement démon
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Cannes 2022: sur le marché du film
25/05/2022 Duração: 02minAlex Masson en direct de Cannes pour cette 75ᵉ édition du festival.
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Cannes 2022 : one, two, three… vive la Tunisie
24/05/2022 Duração: 03minLe festival de Cannes est aussi une manière de rebattre les cartes du cinéma. Y compris d'un point de vue géographique. En mettant en avant certains films, le festival prend la température des productions émergentes voire réémergentes. Tout en suivant leurs mouvements quasi tectoniques. Ainsi, les pays du Maghreb se sont installés dans le radar cannois depuis quelques années. Un peu en 2019, à La Semaine de la critique avec l'Algérien “Abou Leïla” et le marocain “Le Miracle du saint-inconnu”, un peu plus l'an dernier quand Nabil Ayouch permettait au Maroc d'accéder à la compétition avec “Haut et fort”. En 2022 c'est la Tunisie qui débarque en force sur la croisette. Deux films : “Ashkal” et “Sous les figues”, présentés à la Quinzaine des réalisateurs. Un autre : “Harka”, à Un certain regard. Tandis que la réalisatrice Kaouther Ben Hania préside le jury de La semaine de la critique. Ce n'est même pas un signe, mais bel et bien une tendance : les cinémas du Maghreb connaissent un second souffle. Il se manifeste
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Cannes 2022: Dos au mur
23/05/2022 Duração: 02minÀ Cannes rien n'est vraiment anodin. Des journées et horaires où les films sont programmés, au protocole de la montée des marches, tout tient d'une stratégie jusque dans la symbolique. Cette année, la première qui aura sauté aux yeux est le fond commun aux affiches des principales sections. La concurrence, pur secret de polichinelle, entre la Sélection officielle, la Quinzaine des réalisateurs et la Semaine de la critique, les poussent à marquer leur territoire et leur identité. Pourtant, les trois affiches pour 2022 auront convergé autour d'un même motif. Pendant que celle de la Semaine projette des images sur un dos nu, celles de la Quinzaine des réalisateurs fond un homme dans un décor, façon caméléon, face contre un mur. L'affiche de la sélection officielle, montre un autre homme, Jim Carrey dans “The Truman show”, cette fois-ci de profil mais aussi incrusté façon trompe-l'oeil. C'est le hasard, puisqu'elles ont été conçues indépendamment les unes des autres, qui les a amenées à ne pas arborer de visage.
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Cannes 2022 : le vent commence à souffler fort en coulisses économiques
20/05/2022 Duração: 05minAlex Masson en direct de Cannes pour cette 75ᵉ édition du festival.
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Cannes 2022, Jour 1 : on ouvre !
19/05/2022 Duração: 03minUsuellement les zombies à Cannes font plutôt leur apparition en fin de parcours, au vu des têtes de décavés des accrédités ayant encaissé dix jours de projections non-stop et des nuits souvent raccourcies. Cette année, les cadavres ambulants ont ouvert le bal hier soir avec la projection en ouverture de “Coupez !”, le nouveau film de Michel Hazanavicius. Enfin pas si nouveau que ça. D'abord parce qu'il s'agit d'un remake d'un rigolo ovni japonais de Shinichiro Ueda : “One cut of the dead”. Ironiquement rebaptisée en français Ne coupez pas !. Cette revisite française en reprend le principe et la structure, soit les mésaventures d'une équipe de tournage réalisant une série Z d'horreur. Mais, “Coupez !” en chamboule la temporalité, en attaquant par le film en question avant de revenir en flashback sur ses coulisses. Le film de Shinichiro Ueda était un exercice de style bricolé avec les moyens du bord, l'énergie et les idées palliaient le manque de moyens. La version Hazanavicius a beau ne pas démériter sur ce po
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“The Northman” : Le monde du cinéma de studio hollywoodien serait-il plus âpre que la mythologie viking ?
12/05/2022 Duração: 04minIl sera intéressant un jour de se pencher sur la sorte de malédiction qui pèse sur les films de vikings faits par des réalisateurs américains. Régulièrement, on a vu des cas de projets super excitants autour d'épopées revenant sur ces guerriers nordiques. Donnant à l'arrivée non pas des films ratés, loin de là, mais claudicants, jamais vraiment à la hauteur de leurs auteurs. Ainsi, il faut se souvenir du 13e guerrier de John McTiernan, qui aurait pu être à ce registre ce que son Piège de cristal avait été au blockbuster d'action. Si le romancier Michael Crichton n'avait pas remonté le film dans le dos du cinéaste. Il y avait aussi le projet extravagant nourri par Mel Gibson, celui d'une saga nordique qui aurait été parlée en véritable langue viking. Avant de l'abandonner faute de financement, malgré la présence prévue de Leonardo DiCaprio au casting. Aujourd'hui, c'est au tour de Robert Eggers de s'attaquer à cette mythologie avec The Northman. Après deux premiers films décapants, The witch et The Lighthouse,
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“Ego” d’Hannah Bergholm : petit à petit, le cinéma fantastique nordique s’affirme comme un drôle d'oiseau
05/05/2022 Duração: 02minIl y a quelques mois, l'Islande envoyait une surprenante carte postale avec Lamb, et son enfant-agneau. Et voilà qu'un autre drôle d'animal débarque de Finlande dans Ego. Un oiseau gigantesque, qui prend peu à peu les traits de Tijna, une adolescente mal dans sa peau. Tout part de la découverte d'un curieux œuf, que cette gamine va couver. Mais Ego tient surtout d'un jeu tordu de poupées russes, puisque sous la coque de cette histoire de dopplegänger, ces doubles maléfiques, se dissimule surtout une cellule familiale qui se fissure progressivement. Notamment autour d'une mère qui veut modeler sa progéniture à son image, physique comme sociale.Mais visiblement, Ego ne veut ressembler à rien ni personne d'autre...Effectivement, en croisant le terrain d'un David Cronenberg et son obsession sur les mutations corporelles. Avec la possible obsolescence des sentiments qu'elles engendreraient, et un univers de teen movie rose bonbon peu à peu entaché par du rouge sang. La réalisatrice Hannah Bergholm fait sortir de c
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"Ghost Song" de Nicolas Peduzzi : Houston, on a toujours un gros problème
28/04/2022 Duração: 02minÉvidemment celui de la présidence Trump depuis son élection en novembre de l'année précédente. Mais aussi, ceux plus naturels, qui traversèrent les États-Unis. Notamment Harvey, l'un des plus puissants depuis Katrina qui avait balayé la Nouvelle-Orléans. Nicolas Peduzzi a posé les caméras de Ghost Song à Houston, Texas, alors qu'Harvey se rapproche. Dans ce climat pré-apocalyptique, il filme d'autres tempêtes, plus intimes mais pas moins ravageuses. Celles qui touchent trois vies, ou plutôt trois survies. Will, Nate et Alexandra viennent de milieux sociaux différents, mais se retrouvent dans une même errance dans le quartier de Third Ward. Situé au centre de la ville, il devient un autre œil du cyclone dans Ghost Song. Peduzzi y suit ce panel pour raconter une génération de trentenaires déboussolés, mais pas apathiques. Le vent qui souffle dans ce documentaire est justement celui d'une rogne collective. À ce tempo, Peduzzi ajoute les sonorités électro et rap de l'époque, dans une bande son incarnant un person
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“Et j'aime à la fureur” d’André Bonzel : Le cinéma c’est aussi une manière de transformer des prises de vues en prises de vie
20/04/2022 Duração: 03minLe cinéma c'est forcément une histoire de projection. De manière naturelle, organique et ontologique évidemment, puisque c'est un art qui est né de ça. Sans projecteur, pas de cinéma. Mais pas seulement.Pour la plupart des cinéphiles purs et durs, cela tient de la projection de soi, voire d'une vie par procuration. André Bonzel est sans doute de ceux-là. Pour preuve, sa collection quasi-fétichiste de films amateurs qu'il engrange depuis des décennies. À travers eux, c'est d'innombrables heures de fragments du quotidien et de moments de vie qui se sont égrenés. Celles d'anonymes, dont Bonzel ne sait sans doute rien d'autre que ces images récupérées ici et là. Mais elles ont en commun d'inscrire dans des mémoires familiales, des instants de bonheur et de joies ordinaires. Mais aussi d'en être une trace, fragile car filmée sur des pellicules, souvent périssables. Mais qui n'en reste pas moins une forme de souvenir en mouvement, des fragments d'une histoire anonyme.(Headlines) André Bonzel, lui, n'est pas un ciné
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“Allons Enfants” d’Alban Teurlai et Thierry Demaizières : Vous dansiez ? Eh bien, parlez maintenant.
14/04/2022 Duração: 03minLa parole et le geste. Il fallait une époque sociale, et politique, aussi trouble que celle d'aujourd'hui en France pour se rendre compte de leur importance. Et c’est sans doute la moindre des choses, que ce soit par l'image que cette prise de conscience se manifeste. Allons enfants, le nouveau documentaire d'Alban Teurlai et Thierry Demaizière, prend la chose à bras le corps. Littéralement. Et suit deux classes de la section « Danse urbaine » du lycée Turgot, à Paris, durant un an. Rien que cet énoncé pose bien l'importance des mots. À Turgot, on dit donc danse urbaine. Dans les coins de banlieues, d'où viennent les élèves suivis par Allons enfants, on dit «Hip Hop ». Toute la différence est déjà là, entre un milieu qui s'affirme comme élite, et celui des classes populaires. Pour autant, c'est bien une passerelle qui est soutenue dans ce documentaire. L'enjeu narratif en sera un concours de battles inter-lycées. Mais plus encore, c’est l'ébauche d'un dialogue entre ces deux mondes qui se joue ici. Elle est a
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“Employé/Patron” de Manuel Nieto Zas, en Uruguay aussi, on s’essaie à franchir les barrières habituelles du cinéma social
07/04/2022 Duração: 02minEmployé/Patron s'ouvre par une berceuse chantée à un bébé. Mais avec un tel titre, il y a de quoi se douter que ce film uruguayen va sussurrer un autre type de chanson. Surtout, quand une sorte d'inquiétude s'impose dès cette séquence initiale. Il y a du drame dans l'air. Pas celui qui se profilait autour de la santé d'un enfant. Mais autour de la relation entre les familles, d'un patron et d'un employé, qui tournent vinaigre. Surtout quand le second provoque involontairement un accident mortel. Ici pas de salaud ni de victimes, mais le constat d'une étanchéité de classe toujours aussi impossible à transpercer. Même si Rodrigo, le propriétaire terrien, et Carlos, l'ouvrier agricole, ont le même âge et le même profil familial. Ils restent séparés par une hiérarchie sociale. Employé/Patron confirmant qu'en dépit des efforts d'écoute ou de rapprochement, rien n'autorise à sortir d'un lien entre dominant et dominé. Que le passage d'un monde vertical à celui horizontal ne se fera pas sans casse. Zas l'explore par
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"Freaks Out" de Gabriele Mainetti : un film de guerre et de superhéros culbutant
07/04/2022 Duração: 03minLe cinéma a toujours aimé les monstres, les phénomènes de foire. Peut-être parce qu'à son origine, c'était justement un art forain. Qu'à côté des chapiteaux où l'on exhibait les créatures les plus variées, on projetait les premiers films, avec la même idée d'exacerbation du réalisme. D'ailleurs, si la littérature et la peinture ont longtemps été fascinées par les monstres, le cinéma reste malgré tout l'art qui les a mieux observés. En allant régulièrement chercher chez eux une part d'humanité. Voire inverser la donne en rappelant que c'est chez les gens normaux d'apparence que peuvent se dissimuler les plus bas instincts. De Tod Browning et son bien nommé Freaks à Tim Burton et Edward aux mains d'argent et tant d'autres, beaucoup de cinéastes l'ont martelé. L'italien Gabriele Mainetti se rajoute à la liste avec Freaks out. Une variation sur ce genre qui fait la passerelle avec les films de superhéros en plongeant un quatuor de marginaux dotés de superpouvoirs dans la folie du programme hitlérien. Des Übermen
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“Le Grand Mouvement” de Kiro Russo : Quand les secousses du capitalisme déclenchent un film tellurique.
31/03/2022 Duração: 07min“Le Grand Mouvement” porte incroyablement bien son titre. D'abord dans son récit, celui d'un mineur bolivien débarqué à la Paz, pour retrouver son emploi, mais qui se retrouve atteint d'une mystérieuse maladie qu'il va aller soigner dans la jungle avec un chamane. Ensuite dans sa forme, le film de Kiro Russo, qui alterne sans cesse regard sur l'intime d'un homme et celui sur le grondement collectif d'une métropole, pour une sorte de dantesque symphonie urbaine où la capitale bolivienne prendrait vie comme un personnage à part entière. Le grand mouvement ne se dispersant pas pour autant dans un cinéma expérimental quand il ne perd jamais de vue son idée, limpide, du capitalisme comme virus et maladie gagnant aujourd'hui jusqu'aux corps. Il y propose comme remède une fièvre de l'imaginaire, des spasmes de cinéma dingo en guise d'acte de résistance politique et culturelle : décloisonnant le documentaire et la fiction, voici une impressionnante rêverie chamanique pour espérer sortir du cauchemar social.
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“Retour à Reims” de Jean-Gabriel Périot : de l’individuel au collectif
30/03/2022 Duração: 10minUn essai aussi autobiographique quand il revient sur son parcours de transfuge de classe que collectif quand il explorait aussi la trajectoire du monde ouvrier à travers les générations. Treize ans plus tard, Jean-Gabriel Périot adapte ce livre au cinéma avec Retour à Reims (Fragments). Ou plutôt le complète, prolonge sa lecture sociopolitique pour un état des lieux actualisé mais reposant sur un fantastique montage d'images d'archives, transformant le récit à la première personne d'Eribon en album photo d'une lutte des classes, allant jusqu'au mouvement des Gilets Jaunes. De quoi explorer une autre histoire de France, tout en boucle temporelle, quand ce Retour-là prend la direction d'aujourd'hui.